par Sonja Vermeulen
Dix à vingt ans c’est le délai typiquement nécessaire à la conception et la mise en œuvre de la plupart des interventions essentielles à l'agriculture: le développement de nouvelles variétés de cultures, les infrastructures d’irrigation ou de stockage d’eau à l’échelle de bassins versants, ou encore l'implantation et création de nouveau grands centres de traitement. La bonne conception de n’importe laquelle de ces interventions dépend d’une bonne connaissance du climat attendu une fois qu'elles seront en place et en fonctionnement. Les planificateurs et décideurs ont besoin d’avoir, à une ou deux décennies d'avance, des prévisions météorologiques locales fiables pour des variables clés telles que la variabilité interannuelle des précipitations ou la durée de la saison de croissance. Read more »
by Sonja Vermeulen
Ten to twenty years is the typical timeframe for designing and implementing many of the interventions most critical to agriculture: new crop varieties, or catchment-wide infrastructure for irrigation and water storage, or siting and establishment of major new processing hubs. Good design of any of these depends on knowing what the climate will be like once they are up and running. What planners and policy-makers need are reliable local forecasts, for a decade or two ahead, of key variables such as inter-annual variability in rainfall, or length of the growing season.
The bad news is that impatient end-users are likely to wait some years before “good-enough” decadal forecasts are available for most regions. Read more »
par Sonja Vermeulen
Au cours de l’année 2011, les catastrophes naturelles ont causées des pertes économiques mondiales de US$ 380 milliards les plus hautes de tous les temps, dépassant largement le précédent record de US$ 220 milliards, atteint en 2005. Si les pertes les plus coûteuses ont été dues aux séismes du Japon et Nouvelle-Zélande, les catastrophes d’origine météorologiques, souvent liées à La Niña, ont été également nombreuses et amplement répandues: une grande sécheresse en Afrique de l’Est, une surabondance des cyclones dans l'Atlantique tropical, et les pires inondations depuis des décennies dans certaines régions de la Thaïlande, le Cambodge, la Namibie, le Brésil, les Etats-Unis et l’Australie.
Avec le changement climatique, les événements météorologiques extrêmes tels que les canicules, les sécheresses, les tempêtes et les inondations devraient augmenter en fréquence et/ou intensité. Les catastrophes du passé sont une source de leçons précieuses pour la préparation future. Globalement, les catastrophes naturelles ont à la fois des impacts négatifs et positifs sur les économies nationales. Ce qui est particulièrement ambigu c’est leur impact relatif sur les ménages ruraux les plus pauvres. Certaines opinions soutiennent que les chocs climatiques frappent la capacité des agriculteurs pauvres à réinvestir dans les saisons à venir; dans ces cas des mesures de protection de risques comme l'assurance sur les récoltes ou les aides sociales peuvent aider. Selon d’autres, les chocs apportent de nouvelles opportunités pour les pauvres et les programmes de protection des risques sont un frein qui décourage leur adaptation à long terme aux changements environnementaux. Read more »
by Sonja Vermeulen
Over 2011, natural disasters caused all-time-high global economic losses of US$380bn, easily surpassing the previous record of $220bn set in 2005. While the most expensive losses were due to the earthquakes in Japan and New Zealand, weather-related catastrophes, many linked to La Niña, were numerous and widespread: a major drought in East Africa, a glut of Atlantic tropical cyclones, and the worst floods in decades in parts of Thailand, Cambodia, Namibia, Brazil, the USA and Australia.
Extreme weather events like heatwaves, droughts, storms and floods are expected to increase in frequency or severity – or both – with climate change. Past catastrophes provide invaluable lessons for future preparedness. Overall, natural disasters have both negative and positive impacts on national economies. Particularly ambiguous is their relative impacts on poor rural households. One view is that climate shocks knock back the ability of poor farmers to reinvest in future seasons; risk-protection measures such as crop insurance or social welfare can help. Another view is that shocks provide new opportunities for the poor and that risk-protection programs are a disincentive to them to adapt to longer-term environmental changes. Read more »
Parlez d’une seule voix sur l'agriculture! Tel est l'appel de la ministre sud-africaine de l'Agriculture Tina Joemat-Pettersson à ses pairs du continent au moment où Durban accueil la "CdP de l'Afrique". Mais cette voix unifiée devra-t-elle souligner la vulnérabilité et les impacts négatifs, ou plutôt les potentiels et les opportunités?
À ce jour le consensus scientifique suggère que l'agriculture africaine sera durement touchée par le changement climatique. Le dernier rapport du GIEC a conclu que certains pays africains pourraient voir les rendements des cultures pluviales chuter de 50% dès 2020; une étude plus récente a confirmé á un « très haut niveau de confiance » qu’au cours du 21ème siècle, la production agricole dans la majeure partie de l'Afrique sera "gravement compromise". Cependant, une lacune de la plupart des modèles et des études statistiques est - comme le reconnaissent volontiers leurs auteurs - qu'ils ne prennent pas en compte la manière dont les agriculteurs, les marchés et les gouvernements s'adaptent au changement. Read more »
by Sonja Vermeulen
Speak with one voice on agriculture! Such is the call of Tina Joemat-Pettersson, the South African Minister of Agriculture, to her peers across the continent as Durban hosts “Africa’s COP”. But should this unified voice emphasize vulnerability and negative impacts, or opportunity and potential?
The scientific consensus to date is that African agriculture will be hard hit by climate change. The last IPCC report concluded that some African countries might see yields of rainfed crops fall by 50% as soon as 2020; a more recent review has confirmed “high confidence” that agricultural production will be “severely compromised” across much of Africa during the 21st century. However, one shortcoming of most models and statistical studies is – as their authors readily acknowledge – that they do not take into account how farmers, markets and governments adapt to change. Read more »
Selon le rapport de 2007 du Groupe intergouvernemental sur les changements climatiques (PDF), dans un monde plus chaud de 4C les rendements du blé pourraient diminuer de 60% ou augmenter de 40%. Comment la science peut elle gérer de tels niveaux d'incertitude de sorte à aider, plutôt qu’á paralyser, les prises de décisions politiques? Une partie de la réponse réside dans l'amélioration de l’estimation des incertitudes et des risques, comme sont en train de le faire actuellement des programmes scientifiques multidisciplinaires tels que EQUIP (à l'université de Leeds ). Une autre partie de la réponse se trouve dans une meilleure communication entre Science et Politique.
L’article de Nick Pidgeon et Baruch Fischhoff Le rôle des sciences sociales et de la décision dans la communication de l’incertitude liée aux risques climatiques, passe en revue la vaste série d’opinions sur la communication des risques climatiques pour se concentrer enfin sur celles qui à l’évidence fonctionnent. Les auteurs partagent largement les opinions exposées par le Rapport Stern sur l'économie du changement climatique, et les Académies Nationales, selon lesquelles nous devrions nous concentrer sur les risques, les coûts et les bénéfices de voies spécifiques d’action et non pas sur les persistantes incertitudes qui entourent les déterminants, les processus et les impacts climatiques. Plutôt que d’inviter à des délais infinis - le temps qu’on cherche à obtenir de plus grandes certitudes - cette orientation permettrait de favoriser la prise de décisions. Read more »
Wheat yields could drop by 60% or rise by 40% in a 4C warmer world, according to the 2007 report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (PDF). How can science manage such huge levels of uncertainty, so as to assist rather than paralyze policy decisions? Part of the answer lies in improving how we estimate uncertainties and risks, as multi-disciplinary scientific programs like EQUIP (at the university of Leeds) are doing. Another part lies in better communication between science and policy.
The role of social and decision sciences in communicating uncertain climate risks, an article by Nick Pidgeon and Baruch Fischhoff, cuts through the swathe of opinions on communicating climate risks to the evidence on what works. The authors broadly condone the views of the Stern Review on the Economics of Climate Change, and the National Academies, that we should focus on the risks, costs and benefits of specific pathways of action, rather than on the persistent uncertainties around climatic drivers, processes and impacts. This focus enables decisions, rather than inviting endless delays while we seek greater certainty. Read more »
A première vue, le changement climatique ne représente pas une grande menace pour les pêcheries mondiales. La meilleure estimation (PDF) dont nous disposons á l’heure actuelle suggère que les tendances climatiques projetées ne se traduiront que par un changement de 1% dans les captures mondiales en 2050 – avec néanmoins des différences importantes selon les espèces et les régions.
La pêche fournit 5% des protéines consommées par l'humanité et les trois-quarts des mégalopoles de la planète sont au bord de la mer. Ces chiffres ne feront qu’augmenter dans les prochaines années, alors pouvons-nous espérer que la pêche devienne le future fournisseur de la sécurité alimentaire mondiale? Read more »
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On the face of it, climate change poses no great threat to fisheries globally. Our current best estimate (PDF) is that projected climatic trends will result in no more than 1% change in the worldwide catch by 2050 – though with important differences among species and regions. Fisheries provide 5% of humanity’s protein and three-quarters of mega-cities are by the sea. These figures will only grow in coming years. So can we pin our hopes on fisheries as the future provider of global food security?
A recent thinkpiece by Jake Rice and Serge Garcia, Fisheries, food security, climate change, and biodiversity: characteristics of the sector and perspectives on emerging issues, argues that the answer to this question lies as much in land-based agriculture as in aquatic productivity. Crop systems are very sensitive to climate change. Their future shortcomings in meeting our food needs will put roughly 50% more demand on fisheries by 2050, the authors calculate, assuming plausible trends in demography and greenhouse gas emissions. Read more »
CCAFS Coordinating Unit - University of Copenhagen, Faculty of Science, Department of Plant and Environmental Sciences, Rolighedsvej 21, DK-1958 Frederiksberg C, Denmark, phone +45 35331046; Email ccafs [at] cgiar [dot] org, EAN 5790000279012
Lead Center - International Center for Tropical Agriculture (CIAT)
@kbn rayana: That is a very good observation. Agronomic management is also...