La position des pays africains à la 18e COP

Dic 18, 2012

por

Cecilia


par Caroline Ouanre  

Pour une première rencontre de concertation, les pays du groupe africain à cette 18e conférence des parties qui se tient à Doha l’ont voulu décontractée.

Et pour cause, à cette étape du processus, les positions sont plus ou moins harmonisées.

Le fait est à noter, car en effet depuis Copenhague en 2009, l’Afrique essaie de s’organiser pour parler d’une seule voix dans le concert des nations unies de façon générale et plus précisément sur la question des changements climatiques.

Dans cette démarche, l’Afrique part avec les bénédictions du Programme des Nations Unies pour l’ Environnement (PNUE) qui assure le secrétariat de la conférence des ministres africains de l’environnement (AMCEN).

Depuis Copenhague, il y a maintenant une plateforme unique du groupe Afrique. 2 semaines avant cette 18eCOP par exemple, les parties africaines se sont réunies à Nairobi afin d’harmoniser les positions.

C’est donc en rang serré que l’Afrique vient à la 18 COP.

L’Afrique face à l’enjeu du renouvellement du protocole de Kyoto.

Bien avant l’ouverture de cette 18erencontre, les enjeux étaient connus : donner un nouveau souffle à Kyoto pour l’après fin décembre 2012.

Bien plus qu’une simple procédure de routine, l’option de prolonger ou pas le protocole de 1997 pourrait déterminer la nouvelle face de l’humanité du point de vue des changements climatiques.

On ne perdra pas de vue que les changements climatiques interrogent tous les aspects de la vie sur terre.

Bien plus que les autres continents, l’Afrique a beaucoup à défendre de cette rencontre car comme le soutiendra le secrétaire permanent du CONEDD, le Conseil national pour l'environnement et le développement durable, Mamadou Honadia : « l’Afrique fait partie des continents les plus vulnérables car « hormis les petits états insulaires pour lesquels la positon au dessus du niveau de la mer de pas plus de 50 a 70 cm est une menace, l’Afrique regroupe plus de 66% des pays les moins avancés qui font parti des pays les plus vulnérables face aux changements climatiques »

Aussi pour chaque question à l’ordre du jour, l’Afrique défend une position. A la COP 18 particulièrement, les attentes sont les suivantes :

  • Voir une issue réelle de l’engagement pris à Durban quand à la réalité d’une 2e période d’engagement des pays face aux changements climatiques. «  cette période d’engagement donne la possibilité a la communauté internationale de pouvoir réduire les émissions de gaz à effet de serre et de ce fait, assurer l’équilibre du système climatique » selon le Secrétaire Permanent du CONEDD.
  • Permettre que les mécanismes en place en ce moment notamment les mécanismes dits de flexibilité comme celui pour un développement propre, l’application conjointe et les permis négociables, puissent continuer de s’exécuter.
  • Aboutir à des engagements chiffrés de réduction pour l’après 2012
  • Mettre en œuvre les 4 piliers de Bali à savoir l’adaptation, l’atténuation, le financement, les technologies et le transfert de technologies.

Sur le point particulier de l’engagement des pays développés à diminuer leur taux de pollution, l ‘engagement chiffré est compris dans la fourchette de 20 à 40% du niveau actuel.

Des chiffres donnés à condition que tous les pays concernés par la réduction s’engagent effectivement à aller dans ce sens…

Autant dire que la bataille n’est pas encore gagnée car des pays comme le Canada, la Russie et le Japon n’entendent pas s’engager à de telles promesses.

Aussi complexe que cela puisse paraître, toutes ces questions devront trouver réponse à Doha.


Ce blog est préparé par Caroline Ouanre. CCAFS Afrique de l’Ouest.